Mon ami Gilbert

Hier matin, je me suis levée pleine de bonne volonté. Enfin, non. Hier après-midi, mon telephone avait sonné trente six fois entre sept heures et treize heures et je me suis dit que 1/ les gens étaient relous 2/LES GENS ETAIENT PUTAIN DE RELOUS 3/j’étais bien trop vulgaire dès le matin 4/enfin, dès l’après-midi 5/il était temps d’admettre qu’en effet, les gens ont raison, IT’S TIME TO WAKE THE FUCK UP. Bref le mardi matin, toujours difficile. (Enfin, je dis le lmardi…C’est pas comme si les jours de la semaine avaient une quelconque difference dans ma tete.) (sauf le dimanche : le dimanche, c’est grace mat, comme tous les jours de la semaine, sauf que je ne culpabilise pas le dimanche) (vous allez croire que je glande toute ma vie, mais non, j’aime bosser la nuit, en fait). J’étais pas trop au taquet, week-end de changement d’heure, on passe en hiver, petit coup de cafard à chaque fois qu’une ère signe sa fin : mon premier été à Lyon est fini, mon entreprise est lancée, on reçoit bientôt la redevance TV, c’est bientôt Noël, bientôt la nouvelle année..AAAAAAH! Dans ces moments-là, j’ai des envies bien précises. Hier, j’avais envie de partir avec un baluchon sur l’épaule me promener en poney en montagne, faire une halte dans une bonne auberge sur la cime d’une prairie verdoyante (cette phrase n’a aucun sens), me faire accueillir par Gilbert (d’habitude, c’est Gérard. Aujourd’hui, j’ai decidé d’appeler mes personnages fictifs Gilbert), boire un grog (le matin, c’est mieux) et forcément, Gilbert me taperait sur l’épaule et me dirait “Ca a pas l’air d’aller, ma petite. Raconte à Tonton Gilbert ce qui te tracasse”. Là je lui raconterais des choses chiantes pendant des heures, mon histoire de changement d’opérateur SFR vers Bouygues, le fait que U-Sing sur ma Wii trouve que j’ai une voix effroyable, mes cheveux qui ont des reflets ORANGES, mes rideaux qui sont dix centimetres trop courts, mon primeur en bas de chez moi qui n’a JAMAIS d’agrumes, les gens qui répondent jamais aux mails, mes problèmes d’harmonie avec moi-même, ma descente féroce de mojitos qui me fait faire des choses bizarres; bref, LA VIE (ça fait rêver ou bien?). Et là, en guise de réconfort, il m’offrirait une chèvre. VOILA.

Je ne sais pas pourquoi je raconte ça. C’est l’heure d’aller faire une sieste, un peu.

Manteau et Boots ZARA / Sac DONDUP / Pull et pantalon H&M / Merci à Clémentine et Alicia pour les photos ☺

Je suis littéralement fan des chaussures à clous…une nouvelle paire a donc rejoint mon shoesing et très prochainement je compte également craquer pour ces petites tueries de chez Ash

Picture my week #1


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Chers vous,
Je vous racontais il y a quelques jours mes grands déboires et doutes existentiels par rapport à ce blog, l’humanité, l’avenir des escargots, etc. J’ai décidé de continuer le temps que l’orage passe en m’accrochant très fort au mât ( c’est beau comme image)(j’adore la mer, les bâteaux, toussa toussa…)(c’est toi le mât). Et de me diversifier un peu pour ne pas tomber dans la folle spirale de l’ennui mortel. Du coup, ça tombe bien aussi parce que bon, le week-end, les looks, on va s’abstenir. On est tous d’accord que ce serait un énorme affront au monde de l’internet et de la technologie que de publier des photos de ce que je porte le week-end quand je ne sors pas de chez moi. Je me suis donc dit que le week-end, je pourrais vous faire un petit medley de photos, de moments, de coups de coeur, de morceaux d’instants de captures d’éternité de la life (on me dit dans l’oreillette que ça s’appelle un pot-pourri) (mais je préfère un titre anglais)(I prefer an english title, motherfucker)(le retour des parenthèses dans mes articles, ça signe un peu le retour de l’inspiration). Bon, du coup, pour le premier, ça sera un medley du mois d’octobre. Et après, on prendra un rythme hebdomadaire hein.


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J’ai changé ma déco de salon. Cherchez pas, le château de Versailles a tout pompé sur moi.


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J’ai voulu qu’on me fasse un ombré hair. J’ai eu hâte. J’ai eu peur. J’ai adoré. J’ai sauté partout le lendemain en hurlant à quel point "J’A-DO-RAIS". J’ai tout viré deux jours plus tard parce que en fait, JE DE-TES-TAIS (je suis folle)


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J’ai acheté l’iPhone 5 et je me suis lancée dans des discussions formidables avec lui.


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J’adore les oeufs. J’adore le vin. Je suis tombée amoureuse des oeufs meurette. Ca vous fait une belle jambe, non?


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Je me suis lancée le défi de me faire détester par tout le voisinage. Et de briser les tympans de mes copines.


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J’ai enfin rangé mes chaussures, par catégories : escarpins, bottes, ballerines, toussa toussa. Et trouvé une astuce imparable pour ne plus en acheter : plus de place, plus de chaussures (Je vais acheter un autre meuble, en fait)


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Je suis passée en phase d’attaque de mon régime d’hiver.


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J’ai fait un atelier déco, bricolage, découpage, gommettes; pour habiller les murs vides de ma chambre. TEAAAAASER…


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J’ai découvert que le risotto ça se faisait dans une poêle et non pas dans une casserole.


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Je suis douce, je suis calme, je suis paisible, je suis pondérée, mais y a des jours où ON A BIEN ENVIE DE BUTER TOUT LE MONDE BORDEL DE MERDE!


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YOU SIIING

Pour le plus grand Bonheur des tympans de mon voisinage, je m’adonne souvent ces derniers temps à ma passion refoulée : LE CHANT. Enfin, entendons-nous bien, ça ressemble plus à des braillements d’une oie qu’on égorge plutôt qu’à du chant, mais ça decuple le plaisir, au final. (enfin, le mien au moins…) A la base, l’idée, c’était que je voulais acheter une Wii pour faire du “sport” (enfin pour essayer d’avoir une meilleure conscience, faire du yoga, apprendre à respirer, faire des batailles de boule de neiges, faire du golf – quoi de plus inutile que de faire du vrai golf? Faire du golf sur la Wii – Pardon pour les golfeurs hein…)et au final, mon Wii Fit s’est vite retrouvé en element de déco ( que c’est beau…) et a laissé place aux micros, aux jeux de karaoke, aux bouteilles de vin trop vite descendues, aux tympans percés et aux maux de gorge terribles le matin. Objectif de base : totalement foiré. Je sais pas si on brûle des calories en chantant mais en tout cas, ça rend la vie bien plus joyeuse. SEX BOOOOOMB SEX BOOOOMB YOU RE MY SEX BOOOMB. Oui, du coup, mes gouts musicaux regressent aussi, forcément.

Bon week-end, le micro m’attend…!


Tee-shirt ZARA / Leggings H&M / Veste PIMKIE / Chaussures BETTY LONDON
Merci à ALICHA pour les photos :-D

Scission

J’ai retrouvé des photos qui datent de cet été, que j’avais oublié de poster, sûrement parce que j’étais trop débordée par mes sessions série TV, mes apéros prolongés, mes bains moussants et mes balades en pédalo.

Ca m’arrange plutôt bien parce qu’en ce moment, j’ai un peu de mal avec les photos, les looks, avec le concept de brosse à cheveux, de vernis à ongles, d’esthétisme humain, de coordination des vêtements avec les boutons de manchette et avec la poignée de la porte du frigo, de la règle d’or qui interdit de porter du vichy et du pied de poule avec du damier vert fluo, bref, je suis un peu en scission avec moi-même. J’essaie de réfléchir à pourquoi, mais je trouve pas trop de réponse. En fait, en ce moment, je complexe sur pleins de choses. Sur trop de choses. Généralement, les complexes viennent et repartent aussi vite, mais là, ils restent (BATARDS), ils se multiplient, me retournent le cerveau et comme ça m’attriste, j’ai encore moins envie de faire d’efforts, je bouffe comme une truie, je fais la gueule à mon après-shampoing et j’ai définitivement dit à mon vélo d’aller se faire foutre.

Tout ça, c’était juste pour en venir au point clé de l’article : j’arrive plus trop à faire quelque chose avec ce blog, tout simplement parce que je n’ai plus envie de me voir, en fait. Alors faire des photos, les regarder, les choisir, les publier, les partager; concrètement, c’est devenu un peu mon angoisse, ma hantise, VOIR mon cauchemar (je ne perds pas mon sens aigu de l’hyperbole, par contre) J’ai pas envie de dire que j’arrête, mais j’y pense. JE PENSE DONC JE VOUS LE DIS.


Tee-shirt ZARA / Pantalon H&M / Chaussures JONAK
Merci à ALICHA pour les photos <3

Grand angle

Après trois mois de douce vie chez moi, j’ai décidé que j’en avais marre de me réveiller tous les matins dans un appartement agencé de la sorte. Du coup, alors que je venais à peine de souffler un peu et de ranger ma caisse à outs au fin fond du cagibi, j’ai ré-enfilé ma salopette de peintre en bâtiment, j’ai lustré ma collection de tournevis, j’ai ressorti mon plus beau marteau et je me suis lancée dans une danse géante des meubles. Résultat : j’ai un peu l’impression d’être retournée trois mois en arrière, quand j’évoluais jour après jour au milieu de mètres cube de cartons, polystyrène, papier bulle et rouleau adhésif. Je crois que dans la vie, je me lasse très vite de tout; mais une chose est sûre, c’est que je me lasserais jamais du changement.

Donc bon, en résumé, trouver un endroit pour pouvoir faire des photos sans mourir étouffé sous la poussière ou ensevelie sur un nouveau meuble mal monté; c’était un peu une mission dure. HEUREUSEMENT, mon objectif grand angle était là pour me sauver la vie; et même avec la tête collée à l’appareil photo, on me voit en entier. C’est un miracle (ou pas). On dirait même que je suis géante (comment ça mes chaussures ont des talons immenses?) (mais non) (j’aurais porté des tongs, ça aurait été la même chose) (LA GRANDEUR)

Bon week-end!


Blouse DONDUP / Pantalon full-zip RA-RE / Compensées 3 SUISSES

Sphère

Mon don naturel à occulter le réel me conduit à penser en voyant ces photos que c’est l’appareil qui me rend petite et qui grossit mes cuisses. Alors qu’en fait, si j’étais terre-à-terre, je comprendrais que c’est surtout mon emploi du temps gastronomique qui me transforme petit à petit en personne sphérique.

J’ai fait ces photos entre deux bourrasques de vent, en sortant de chez le comptable, au fin fond d’un quartier chelou de Lyon, après avoir entendu parler de CFE, d’exonération de lignes d’écriture par entrée comptable, de la deduction de la TVA sur les charges constatées qui font du bilan déficitaire un PUTAIN DE TRUC BIEN RELOU. VOILA. C’est donc tout naturellement qu’en cette fin de journée, mon cerveau siffle.

Je vous parle du comptable aussi et surtout pour préciser que c’est l’unique raison pour laquelle je porte des vêtements et que je suis en extérieur. Généralement, ces derniers temps, je ressemble plutôt à un zombie en pyjama fabriqué avec des vieux trucs troués, qui évolue entre son bureau, sa chaise de bureau, son bureau, sa chaise de bureau, son lit.





Manteau ZARA/ Col LA REDOUTE / Pull MONSHOWROOM / Chaussures GEOX / Sac ZARA

High heels on


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Le titre est d’une originalité remarquable, vous en conviendrez. Mais bon, j’y peux rien, chaque fois que je dégaine une paire de chaussures à talons, j’entends Mickaël Jackson chanter dans ma tête et tournoyer autour de moi comme dans le clip The way you make me feel. Sauf que moi, je marche pas aussi droit et j’ai surtout l’air d’un dromadaire en fin de soirée qui entame son trente-deuxième rhum arrangé quand je me hasarde à marcher perchée sur dix centimètres. Voilà.

En plus, il y a eu deux niveaux de difficulté dans l’exécution de cette série de photos. Enfin, trois, même. Premièrement, ce fut une guerre sans merci pour faire en sorte qu’aucun chat ou morceau de chat n’apparaisse sur les photos. Deuxièmement, j’ai failli m’auto-empaller sur les pics sanglants de mes escarpins une dizaine de fois en croisant les jambes (je suis une truffe, tout à fait). Et, bon, dernièrement, j’ai du ruser un peu dans les poses que je prends pour cacher les désastres de mes trois dernières semaines de régime hyper-calorique à base de raclette, pâtes, pierrades, bières, mojitos, taxis.

Sinon, je suis rentrée chez moi à Lyon, la vie est belle. (Et je suis toujours heureuse quand je peux employer l’expression "rentrer chez moi" après avoir déménagé soixante dix milliards de fois d’endroits pourris en endroits encore plus pourraves l’année dernière).


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Tee-shirt H&M / Jean & Talons de la mort DONDUP


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Parisian psycho

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Ce dimanche signe mon dernier jour à Paris (et le premier jour où je daigne poster un article depuis deux semaines, aussi…) et, vraisemblablement, demain, je devrais prendre un train pour retourner à Lyon, si je ne décide pas pour la trente-septième fois de changer mon billet de retour. Oui parce que bon, ce qui pourrait paraître simple pour la plupart des êtres normalement constitués s’est révélé être un dédale de complications à l’intérieur de mon pauvre cerveau totalement dénué de rationnalité. J’ai mis un pied à Paris il y a deux semaines et j’ai immédiatement détesté Paris, pour me mettre à l’aimer à la folie l’instant d’après. Ca a été ça pendant deux semaines en fait, un mélange de nostalgie, d’angoisse, de plaisir de retrouver mes amis, mes habitudes, mes endroits, l’odeur de mes quartiers préférés; mêlé à une psychose totale du monde et des individus évoluant autour de moi, à une peur panique des distances pour aller d’un bout à l’autre de Paris, à l’incapacité totale de mes neurones de comprendre à nouveau comment fonctionnait ce microcosme fascinant et dérangeant à la fois. C’est une ville qui me rend tout simplement barje, je crois. Pendant deux semaines, finalement, j’ai tellement couru aux quatre coins de la ville, sans prendre le temps de me poser; que ça m’a déclenché une montée totale d’adrénaline à chaque instant de ma journée, qui m’a permis un peu de surpasser le stress par moments et SURTOUT de ne pas avoir le temps de penser à quoique ce soit qui puisse ressembler à une prise de tête ou à une crise de doute par rapport à l’existence, aux astres, à l’au-delà, blablabla, bref.

Du coup, voilà, ça fait deux semaines que j’attends de rentrer à Lyon, qui me semble être un havre de paix à côté de Paris; et la veille de mon départ, j’ai été prise d’une panique étrange et je ne voulais plus rentrer. Après deux semaines de course dans toute la ville, à rejoindre machin pour un repas, untel pour un apéro, truc pour un after, un before, un brainstorming, un brunch, une thérapie de groupes, une ballade à poney, une course en sac, que sais-je encore… (non mais en fait j’ai beaucoup bossé aussi, hein), j’avais soudainement énormément peur de rentrer à Lyon et me réveiller seule chez moi, sans être en retard pour aller quelque part, sans devoir courir pour enchaîner le RDV d’après. Bref, courir partout, c’est pourtant le style de vie que je déteste. Je n’ai pour ambition première que d’aller élever un troupeau de vaches au fin fond des Alpes, de manger des fondues savoyardes et d’attendre devant mon feu de cheminée que le berger d’en face amène son échiquier et sa bouteille de Chartreuse pour affronter les samedis soirs d’hiver. Il n y a pas d’explication en fait, je suis juste faite de contradictions assez énormes. Je lève mon verre aux contradictions, et bonne journée! (mon verre de Fervex, en fait..)

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(Après des années d’entraînement à l’imitation de la mouette, je me lance dans l’imitation du cheval. Je tiens une nouvelle vocation!)

Tee-shirt STRADIVARIUS / Leggings ZARA / Bottes motardes ZARA

En tout cas, première chose que j’ai envie de faire en rentrant à Lyon : craquer sur ces chaussures dont je rêve depuis des lustres (oui… DES SNEAKERS) ( et ALORS?)