Parisian psycho

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Ce dimanche signe mon dernier jour à Paris (et le premier jour où je daigne poster un article depuis deux semaines, aussi…) et, vraisemblablement, demain, je devrais prendre un train pour retourner à Lyon, si je ne décide pas pour la trente-septième fois de changer mon billet de retour. Oui parce que bon, ce qui pourrait paraître simple pour la plupart des êtres normalement constitués s’est révélé être un dédale de complications à l’intérieur de mon pauvre cerveau totalement dénué de rationnalité. J’ai mis un pied à Paris il y a deux semaines et j’ai immédiatement détesté Paris, pour me mettre à l’aimer à la folie l’instant d’après. Ca a été ça pendant deux semaines en fait, un mélange de nostalgie, d’angoisse, de plaisir de retrouver mes amis, mes habitudes, mes endroits, l’odeur de mes quartiers préférés; mêlé à une psychose totale du monde et des individus évoluant autour de moi, à une peur panique des distances pour aller d’un bout à l’autre de Paris, à l’incapacité totale de mes neurones de comprendre à nouveau comment fonctionnait ce microcosme fascinant et dérangeant à la fois. C’est une ville qui me rend tout simplement barje, je crois. Pendant deux semaines, finalement, j’ai tellement couru aux quatre coins de la ville, sans prendre le temps de me poser; que ça m’a déclenché une montée totale d’adrénaline à chaque instant de ma journée, qui m’a permis un peu de surpasser le stress par moments et SURTOUT de ne pas avoir le temps de penser à quoique ce soit qui puisse ressembler à une prise de tête ou à une crise de doute par rapport à l’existence, aux astres, à l’au-delà, blablabla, bref.

Du coup, voilà, ça fait deux semaines que j’attends de rentrer à Lyon, qui me semble être un havre de paix à côté de Paris; et la veille de mon départ, j’ai été prise d’une panique étrange et je ne voulais plus rentrer. Après deux semaines de course dans toute la ville, à rejoindre machin pour un repas, untel pour un apéro, truc pour un after, un before, un brainstorming, un brunch, une thérapie de groupes, une ballade à poney, une course en sac, que sais-je encore… (non mais en fait j’ai beaucoup bossé aussi, hein), j’avais soudainement énormément peur de rentrer à Lyon et me réveiller seule chez moi, sans être en retard pour aller quelque part, sans devoir courir pour enchaîner le RDV d’après. Bref, courir partout, c’est pourtant le style de vie que je déteste. Je n’ai pour ambition première que d’aller élever un troupeau de vaches au fin fond des Alpes, de manger des fondues savoyardes et d’attendre devant mon feu de cheminée que le berger d’en face amène son échiquier et sa bouteille de Chartreuse pour affronter les samedis soirs d’hiver. Il n y a pas d’explication en fait, je suis juste faite de contradictions assez énormes. Je lève mon verre aux contradictions, et bonne journée! (mon verre de Fervex, en fait..)

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(Après des années d’entraînement à l’imitation de la mouette, je me lance dans l’imitation du cheval. Je tiens une nouvelle vocation!)

Tee-shirt STRADIVARIUS / Leggings ZARA / Bottes motardes ZARA

En tout cas, première chose que j’ai envie de faire en rentrant à Lyon : craquer sur ces chaussures dont je rêve depuis des lustres (oui… DES SNEAKERS) ( et ALORS?)

6 comments

  1. Katagena says:

    Je te rassure (??), tu n’es pas la seule déjantée à être remplie d’autant de paradoxes… car je le suis aussi. Certes, ce n’est pas d’une grande aide ce que je te raconte (en même temps, as-tu besoin d’aide ? ahah). Pour mon retour en France imminent, j’ai la lourde tâche de me trouver, entre autres, un boulot. Je suis mobile mais le suis-je assez pour migrer sur Paris ? Je ne sais pas. Je n’y ai jamais vécu mais rien que l’idée de me mêler à la population parisienne (genre ce sont des individus totalement à part), de devoir y courir encore et encore d’un endroit à un autre etc… me fait peur, me fait penser que je ne suis pas prête pour cette « vie ». Et paradoxalement, je me dit qu’après tout ça ne serait que le temps d’un an ou un peu plus, que c’est une ville où je peux espérer trouver du boulot plus facilement, que ça me plairait de grouiller dans cette fourmillière histoire de connaître l’effet que ça procure.
    Enfin bref ! J’te raconte ma vie juste pour te rappeler encore une fois que je comprends Ô combien ton paradoxe car je ne suis pas du tout (mais alors pas du tout ! j’insiste !) d’un tempérement à courir partout et à devoir être occupée 24h/24, 7j/7 pour avoir l’impression de profiter.
    Dans tous les cas, profite à ta façon et tu verras, ta « calme routine » lyonnaise reviendra vite au galop et tu pourras enfin souffler ;-)

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