Question please

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Lundi matin, 12h22, après la première nuit de loooong sommeil depuis un bail, je suis dans le doute devant la multitude de choix qui s’offrent à moi pour commencer cette journée : continuer à dormir, continuer à dormir ou continuer à dormir?

Il y a un peu de soleil qui rentre dans ma chambre, mes tarés de chats qui commencent à manger la porte pour me faire comprendre qu’ils ont faim (moi aussi les gars j’ai faim, on peut se calmer ou comment ça se passe?), 4 appels en absence sur mon téléphone, 9 mails, le vague souvenir d’une bouteille pleine de jus de pomme dans mon frigo; bref, autant de raisons finalement pour se décider à SE BOUGER LE CUL.

Bref, en ce moment, je me lance dans un truc que j’ai pas fait depuis… 5 ans (pas mal, pas mal) : JE CHERCHE DU TRAVAIL. Enfin quand je dis “je cherche”, disons que ça se fait en plusieurs étapes. Là pour le moment, et depuis quelques semaines, je commence doucement à me faire à l’idée que je dois chercher du travail. Bientôt, une fois que cette idée sera définitivement ancrée dans ma tête, je me mettrais à chercher du travail tout en sachant que je ne trouverais jamais puisque les critères sur lesquels je suis intransigeante semblent totalement utopistes dans la configuration économique de notre univers. Et puis bon, chercher du travail, ça peut paraître simple mais pour moi, ça relève du domaine du suicide mental. Parce que je ne cherche pas juste du travail quand je cherche du travail. Je cherche un sens à ma vie, je cherche un sens à l’univers, j’aimerais passer ma vie assise sous un arbre à attendre qu’une pomme me tombe sur la gueule; bref, chercher du travail ça me plonge dans tous les doutes possibles et imaginables. Parce que chaque fois que je trouve une annonce qui correspond plus ou moins à “mes critères”, je finis par me dire “Non mais meuf sérieusement c’est vraiment ça tes critères dans la vie? T’as vraiment envie de faire ça? Pourquoi? POURQUOI FAIRE?” et après forcément je trouve pas de réponse et j’ai juste envie de partir à dos de chameau conquérir les plaines du Sahel. Je sais pas trop ce qu’il y a à conquérir là bas, mais bon, voilà, ça dépend des jours, d’autres jours c’est plutôt partir dans la Toundra sur la trace des phoques en voie de disparition. Après du coup ça me déprime, j’appelle mes amis pour sortir me changer les idées, je me change les idées tellement que vers 3H du matin quand je suis en mini-jupe debout sur une table à shaker mon booty sur Mackelmore, je finis par me dire “OUAAAAAAIS C EST CA QUE J AI ENVIE DE FAIRE DE MA VIIIIIE” et je suis contente jusqu’à 6h du matin. Et je recommence le lendemain. Et un jour y aura définitivement plus d’argent pour aller payer des Jäger Bomb en soirée et des morceaux de boeuf pour des soirées pierrade et là, forcément, je crois que j’arrêterais de me poser des questions et d’avoir des critères. De toute façon c’est tout le temps ça hein, les questions tu te les poses quand t’as le temps de te les poser mais y a un moment où faudra faire des choix et y aura plus le temps. VOILA VOILA, le temps, les choix, le temps, les choix, blablablabla, je me suis saoulée moi-même là ce matin. Pour la peine je vais écouter Claude François jusqu’à ce que mort s’en suive. Adieu.

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Veste SANDRO / Chemise THE KOOPLES / Boots COMPTOIR DES COTONNIERS

7 comments

  1. Alice Ln says:

    Nan mais sérieux? C’est exactement ça! Tu viens de décrire ma situation :’)
    Bref je suis dans la merde j’ai besoin de thune mais non je ne serai pas caissiere à Babou MERDE!
    Bises Alice Ln

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