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Hola les gaaaaaaars,

Petit rappel pour ceux qui n’ont pas lu mon précédent article : j’écris en ce moment mon premier roman, que je vais auto-éditer « prochainement » sur KDP, le service d’auto-édition d’Amazon ( dont je parle en détail dans mon dernier article). Cette deuxième partie est plutôt tournée sur l’écriture en elle-même.

La dernière fois que je vous ai promis une deuxième partie pour cet article, je ne vous cache pas que j’avais un peu peur vu le peu de pages alors écrites. Et puis, d’un coup, je me suis déconstipée de l’écriture et la foudre de l’inspiration m’a frappée : j’en suis au chapitre 16 (bon, il y’en aura probablement 145 vu que j’arrive plus à m’arrêter MAIS BON) et je pense avoir totalement dépassé le stade de la feuille blanche, de l’angoisse, du « putain mais je sais pas par où commencer ». Mon livre n’est pas encore terminé et il y’aura évidemment une grosse partie relecture / correction mais au moins aujourd’hui, pour la première fois, j’ai enfin la quasi-certitude que ce projet va aboutir très prochainement. JE SUIS CONTEEEEENTE. Je voulais donc écrire cet article pour vous dire comment j’ai procédé et vous parler un peu de ma manière de travailler. Ce sont juste des conseils que je tire de ma toute petite expérience mais s’ils peuvent vous être utiles, c’est toujours ça de pris !

♥ Ecrire un livre : y a-t-il des règles à suivre ?

Alors oui et non. Cette question n’est pas facile. Perso, j’ai horreur de suivre des règles. J’aime écrire, point. Mais je pense que pour construire un bon roman (j’entends par là : avec une intrigue bien construite et qui intéresse le lecteur), il est quand même important de se poser un peu et d’établir un plan d’action. Certains vous diront qu’être écrivain, c’est se lancer et improviser, c’est possible que ça marche pour certains mais se lancer dans un livre sans avoir défini les personnages, la trame et l’intrigue, je trouve que c’est un challenge très compliqué. Là typiquement j’en suis bloquée au chapitre 16 à devoir revoir ma trame car je ne l’avais pas finie jusqu’au bout. Et savoir quelle est la fin du livre et comment finissent les personnages devient important à ce stade de l’histoire. En fait, si vous ne savez pas où vous emmenez votre histoire, comment voulez-vous l’emmener ? La seule règle que je peux vous conseiller de suivre c’est de faire un plan d’action avant de vous lancer, de donner vie à vos personnages, de connaître le début, le déroulement de l’intrigue, la fin. Evidemment beaucoup de détails vous échapperont et vous pourrez les peaufiner pendant l’écriture mais il faut une base avant de commencer.

♥ Avoir l’idée du siècle…ou pas

J’ai mis énormément de temps à me lancer avant d’écrire ce roman. J’attendais d’avoir l’idée du siècle. Tout comme j’attends d’avoir l’idée du siècle pour lancer une start-up et faire fortune. Au bout d’un moment, tant pis. Je ne pense clairement pas avoir eu l’idée du siècle dans mon intrigue mais je pense qu’il y a suffisamment d’éléments qui pourront intéresser le lecteur et lui donner envie de tourner les pages et de connaître la fin. Je suis assez satisfaite de mon plan et de l’évolution de mes personnages au fil de l’histoire. Et pour tout vous dire, j’ai commencé la trame de ce roman il y a tout pile un an. Et la trame initiale n’a absolument plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Je suis partie d’une première idée et puis en l’étoffant à fond, la toute première idée a totalement disparu. Il n’y a que le nom du personnage principal qui est resté.

♥ Avoir son propre style

Là encore, j’ai fait des erreurs. Je connais mon style : celui que j’utilise sur mon blog, c’est un style dans lequel je suis à l’aise. Il est très difficile à retranscrire dans un roman. Tous les « KESKIYAAAAAA » ou « EH OUAIS MA GUEULE », pas évident à mettre dans une histoire en fait. J’ai vraiment eu du mal à me lancer, du coup. Je vous avoue avoir passé énormément de temps à lire des extraits de dizaines et de dizaines d’auteurs différents. Je voulais pas les copier hein mais j’attendais un déclic, je sais pas. Puis j’ai arrêté d’attendre le déluge, et je me suis lancée. Je vous en parle plus en détails dans le paragraphe « Commencer la rédaction ».

♥ Construire la trame

Chacun sa méthode mais je conseillerai quand même d’avoir une trame qui ressemble à quelque chose avant de se lancer. Bien sûr, rien ne vous empêche d’écrire des passages lorsque vous êtes inspiré. Mais pour avancer efficacement, c’est important de savoir où vous allez. Surtout quand vous avez tendance (comme moi…) à vous éparpiller. Quand je commence à écrire une scène, je sais parfaitement où je dois emmener l’intrigue et les personnages. Ca m’empêche pas de me perdre parfois en chemin hein. Du genre le personnage principal doit aller boire un café mais avant qu’on en arrive là j’ai parlé de sa grand-mère et de son chien pendant trois pages. Mais au final, on arrive toujours là où il faut et à la fin, c’est sûr, je devrai supprimer plein de passages inutiles. Comment j’ai construit ma trame ? J’ai commencé par coucher les grandes idées sur le papier, toutes mes idées de scènes en vrac. Alors au début, forcément, il n’y avait vraiment pas grand-chose. Puis au fur et à mesure, la trame s’est affinée, j’ai réussi à trouver le début de l’histoire et tout le déroulé des évènements jusqu’à la fin. Je ne suis pas encore totalement sûre du clap de fin mais je sais toutes les scènes que je dois écrire jusqu’à la fin du livre. Une fois de plus, ça ne m’empêche pas de faire des modifications en cours de route car on a toujours des idées lumineuses qui jaillissent sans prévenir et ça serait vraiment dommage de s’en priver. Enfin, je dis des idées lumineuses…des idées en tout cas quoi. Honnêtement construire cette trame m’a pris bien plus de temps que la rédaction en elle-même. Et ma trame « définitive » a vu le jour il y a seulement quelques semaines, après un an à réfléchir et à essayer de trouver une vraie intrigue qui me plait. Alors vous voyez, ne désespérez pas : tout vient à point à qui sait attendre.

♥ Construire les personnages

C’est un travail qu’il ne faut pas négliger. Les personnages, ce sont eux qui portent l’histoire. C’est important de les travailler en profondeur. Et surtout, c’est inutile d’avoir dix milliards de personnages. Il vaut mieux deux ou trois personnages vraiment travaillés plutôt qu’une dizaine qui n’ont aucun relief. Dans mon livre, il y a deux personnages principaux. Je leur ai vraiment écrit toute une vie de A à Z, même si beaucoup de choses ne seront pas abordées dans le livre au final. Je leur ai inventé un schéma familial, une passion, une histoire, une enfance, des rêves, des échecs, bref, je les ai vraiment peaufinés à fond. Et surtout, j’ai essayé de leur construire des vies bien différentes de la mienne histoire de ne pas être tentée de tomber dans ce que je connais déjà. Je trouvais ça trop facile alors j’ai préféré explorer d’autres terrains.

♥ Commencer la rédaction

Comme je vous disais, là, ça s’est corsé. J’attendais toujours quelque chose pour me lancer. Un peu comme dans la vie en fait où je passe mon temps à tout repousser avec des fausses excuses. J’ai écrit la toute première phrase de mon roman en septembre je crois… Le tout premier paragraphe, ça a du me prendre plus de trois heures. J’y arrivais pas. Je bloquais sur chaque phrase, je relisais, je trouvais ça nul. C’est dur de continuer quand tu n’es pas satisfaite du début de ton livre. Tu te dis,  les premières lignes que le lecteur va voir, elles doivent être parfaites. Ba vous voulez que je vous dise : ne perdez pas de temps avec ça, écrivez. D’ailleurs, pour vous illustrer parfaitement ce conseil, le tout premier paragraphe que j’ai écrit n’est même plus dans mon livre et la première scène ainsi que la première phrase sont venues bien plus tard, naturellement. Lancez-vous et écrivez, ne relisez pas sans arrêt. J’ai écrit beaucoup de pages qui ne finiront jamais dans mon roman mais j’avais besoin de les écrire avant d’écrire les bonnes, c’est comme ça. En acceptant ça, on arrive à écrire de manière plus fluide sans se prendre la tête. Y a des moments où j’écris des phrases vraiment connes, que j’aime pas du tout. Je vais écrire par exemple « Et il prit un café chaud et s’installa dans le canapé. » et me dire que cette phrase est totalement nulle et pas intéressante. Ouais, ok. Mais alors d’une part, elle m’aidera peut-être à enchaîner sur la suite. Et d’autre part, sur un livre de 200 pages, chaque phrase ne peut pas être un vers d’un poème de Rimbaud, y a des moments pour être dans l’action et faire avancer l’histoire il faut accepter que certaines phrases soient moins belles, moins littéraires. C’est ce que je me dis maintenant pour arrêter de bloquer pendant des heures. Dites-vous que le premier jet n’est pas ce que vous allez publier : c’est comme son nom l’indique un premier jet.

♥ Ecrire au présent ou au passé ? Ecrire à la première ou à la troisième personne ?

Bingo, voici les questions que tout le monde se pose avant de se lancer. Je n’ai pas trop eu à me les poser : on va dire que ça s’est imposé naturellement. Mon livre est écrit au présent pour l’action. Et j’utilise aussi parfois l’imparfait pour raconter des souvenirs. Ecrire au présent c’est vraiment quelque chose qui me tenait à cœur, qui me permet de dynamiser l’action, en fait je ne sais pas faire autrement. C’est une question de feeling je pense. Je suis très à l’aise avec le récit au présent mais ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Essayez les deux et voyez dans quel cas vous arrivez le mieux à manier votre plume ! Quant à l’utilisation de la première ou de la troisième personne, une fois de plus, c’est un choix perso mais il dépend bien sûr de votre intrigue. Sachez qu’en choisissant la première personne, vous racontez l’histoire du point de vue d’un seul personnage. Toute l’histoire doit donc être organisée autour de lui et il sera plus difficile d’écrire des scènes annexes où le personnage n’est pas présent. De mon côté, j’utilise la troisième personne pour deux raisons. Déjà, pour les besoins de mon intrigue. J’ai deux personnages principaux qui ont deux histoires bien différentes. J’aurais pu choisir de les faire parler à la première personne et de consacrer par exemple un chapitre à l’un et un chapitre à l’autre, mais j’ai préféré utiliser la troisième personne pour prendre du recul. J’avais peur en parlant à la première personne de me confondre avec les personnages et de ne pas réussir à leur inventer des émotions autres que les miennes. D’autant plus que le personnage dont je parle le plus dans mon livre est un garçon !

♥ Se fixer des objectifs

Ne pas confondre se fixer des objectifs et se rendre malade pour les atteindre. C’est un peu ce que j’ai confondu. Au mois de décembre, j’ai traversé une grosse période de stress. Je me suis mis la pression. A vrai dire, en décembre, j’avais dû écrire dix pages en tout et je savais que mon échéance était de terminer le livre fin janvier pour qu’il soit relu et corrigé en février et publié en mars. La panique à bord. Du coup, je me mettais sur mon fichier Word et je restais comme une conne devant pendant des heures pour sortir trois mots et ça me rendait encore plus malade. A un moment, je me suis dit « j’abandonne, j’y arriverai pas ». Je trouvais cette idée un peu tragique dans ma tête et j’étais vraiment déçue de moi-même, en fait. Puis, j’ai décidé de profiter des vacances de Noël et des fêtes pour faire un peu le vide, me concentrer sur d’autres missions (j’écris en freelance pour le web). J’ai relâché la pression en me disant que tant pis, si le livre était en retard d’un mois, de deux mois, c’était pas très grave. Il faut savoir se fixer des objectifs mais il faut aussi savoir être souple. Bizarrement, admettre cette idée m’a totalement débloquée. Je me suis relancée un jour comme ça sans trop y croire, et ça y’est, j’étais débloquée. J’aurais pu écrire pendant des heures et des heures sans m’arrêter. Depuis le début de l’année, j’écris donc plusieurs pages tous les soirs et j’arrive à tenir un rythme cohérent. YOUPI !!

♥ Se laisser le temps de faire des pauses

C’est exactement ce que je vous disais plus tôt : ça sert à rien de forcer les choses par moment et de rester la tête dans le guidon. Le problème quand on écrit un livre c’est qu’on est à fond dedans, on a l’impression que les personnages c’est des potes dans notre vraie vie et que l’intrigue c’est quelque chose qui nous arrive vraiment. Difficile de se détacher. Y avait un moment où à chaque fois que quelqu’un me racontait quelque chose, je me disais direct « oh putain ça serait trop cool à mettre dans mon livre ». Je me retrouvais donc dans ma tête avec des tas d’éléments totalement hors sujet à vouloir caser à tout prix dans mon livre. Mais y’a des moments où ça devient maladif et il faut savoir un peu couper.

♥ En parler aux autres ou pas ?

C’est un choix personnel. Moi j’ai décidé de ne pas en parler. Il y a qu’une amie à moi qui a lu le tout premier chapitre et qui est vaguement au courant de la trame. Il y a également une autre personne avec qui je travaille qui m’aide dans la trame et qui me sauve d’ailleurs la vie quand justement, je ne m’en sors plus avec mon intrigue. Elle est au courant de toute l’histoire dans les moindres détails et m’aide à prendre du recul et à y voir plus clair. Je crois que sans ça j’aurais vraiment eu du mal à m’en sortir. Après, c’est un choix à faire et ça dépend de vous ! J’estime aussi que j’ai envie que mes proches puissent découvrir le livre en tant que lecteurs alors pour moi c’est dommage de leur révéler toute l’intrigue. Après tout, ce seront les premiers à me lire !

♥ La remise en question

L’histoire de ma life. Si j’ai eu du mal à me lancer dans l’écriture de mon roman, c’est aussi parce que je trouvais l’intrigue vraiment pourrie et bâclée au départ. Je m’étais en plus lancée dans un truc qui ne me correspondait pas du tout. J’ai rapidement changé de cap et quand j’ai commencé à écrire en septembre, mon intrigue avait changé. Il y avait toujours un truc qui ne m’allait pas, je sais pas, un truc qui collait pas et qui faisait que j’étais d’avance pas satisfaite de mon histoire. J’ai finalement transformé une dernière fois ma trame en novembre, quand j’étais en Thaïlande. J’ai pris du recul et j’ai eu le temps de beaucoup réfléchir. J’ai ainsi pu construire une histoire plus mûre et plus aboutie, dont je suis satisfaite aujourd’hui. Evidemment, à force d’écrire et d’être dedans, il y a toujours des jours où je me dis « Mais en fait c’est complètement naz ce livre » mais je pense que c’est normal et j’arrête de focaliser là-dessus. Je crois que rien n’est naz en fait tant que vous vous faites plaisir et que vous croyez en vous. HASHTAG GOOD VIBES ONLY LES GARS !!!!

Moi, je vous dis tout ça, on est le 10/02, mon livre compte à peu près 16 chapitres et il m’en reste encore au moins autant à écrire pour boucler tout ça. Je ne m’avance pas trop dans les délais. J’étais vraiment fixée sur une deadline précise au début, maintenant je me dis qu’il sortira quand il conviendra parfaitement à ce que j’attends, et c’est bien mieux comme ça, non ? J’ai tellement hâte de vous faire découvrir tout ça les gars, si vous saviez !!!

Bon week-end à tous ♥