Teasing déco

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Ca fait presque un an maintenant que j’ai emménagé à Lyon. Les premiers mois, la décoration et l’aménagement de mon chez-moi, c’était ma priorité. J’y pensais jour et nuit, je me prenais la tête sans cesse pour essayer de trouver l’agencement parfait. Concrètement, presque un an plus tard, j’ai du changer quinze fois de place chaque meuble, repeint trente fois chaque mur, démonter et remonter dix fois des tables, des étagères, décrocher et raccrocher ailleurs des cadres, bref, j’ai eu du mal à me créer un intérieur qui me correspondait vraiment. Et puis, j’ai un peu lâché cette quête, je me suis habituée à vivre et à évoluer en laissant les choses tel quel, et au fil du temps, j’ai commencé à me sentir vraiment chez moi. Alors ce n’est pas parfait, mais ça me ressemble et j’aime y rentrer le soir et m’y réveiller le matin. J’ai déjà fait quelques articles déco l’année dernière mais ça a tellement changé depuis que je vais vous en refaire plusieurs dans les prochaines semaines (le temps de ranger un peu, de faire les photos quand il fait encore jour, etc etc). J’ai finalement réussi à finir d’installer mon dressing et mes étagères à chaussures. En laissant une étagère un peu à part pour tous mes escarpins que je ne porte jamais mais qui servent de déco.
Finalement, mon appartement, je l’aime. Le seul truc qui continue de m’agacer, c’est qu’en vivant seule dans une ville loin de mes repères, j’ai toujours un peu peur. Encore, à l’époque, chez mes parents, je pouvais me barricader en fermant la porte et le verrou à double tour, et puis dans tous les cas, la porte blindée était assez dissuasive. Depuis que je vis seule dans mon appartement à Lyon, je suis pas franchement rassurée. La porte d’entrée est plutôt fine, s’ouvre en un coup de vent, il n y a pas de verrou, le portail sécurisé en bas est toujours ouvert, les fenêtres bref, rien n’est fait pour que je sois rassurée. Et puis bon, les fenêtres, en emménageant, j’étais à deux doigts de les changer à mes frais (vu que ma charmante propriétaire ne voulait pas en entendre parler…) vu que mon appart donne sur une école maternelle et un parc pour enfants et que malgré le double-vitrage, c’est un peu la cohue toute la journée. Je pensais du coup à du triple vitrage, c’est un peu mon rêve en ville… Du triple vitrage et une porte blindée, ça suffirait à rendre mon appartement parfait pour moi.

Welcome Home


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Après des mois de prise de tête, après avoir dévalisé Maisons du Monde, La Redoute, Habitat, après avoir passé des nuits blanches à rêver (Hello Florent Pagny…), j’ai décidé officiellement que j’avais fini de décorer mon salon. Sauf que bon, au moment même où j’ai fait cette déclaration solennelle, j’ai déjà eu envie de tout changer, de racheter une table, de mettre des meubles blancs, de repeindre les murs, de changer la disposition spatiale et géographique de l’espace. C’est officiel, je ne serais jamais satisfaite.

Prochaine étape : finir de construire mon dressing et mon meuble géant à chaussures. En attendant, il y a des morceaux de bois, de vis, de chevilles, des équerres, des crémaillères, des escarpins,qui gisent en plein milieu de ma chambre, ça me déconcentre terriblement pour dormir. Bientôt j’espère pouvoir vous montrer ça…


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Des murs et des cadres


Je vais bientôt pouvoir vous montrer mon appartement en entier, mais aujourd’hui, ce sera seulement un petit bout de mon salon. Et de mon mur, plus particulièrement. Dis comme ça, ça fait rêver hein? Ca faisait un bail que je rêvais d’avoir un mur de cadres. A l’époque, à Paris, je manquais pas de cadres, mais je manquais de mur. A Lyon, c’était le contraire. Finalement, j’avais tellement de murs que je ne savais pas avec quoi les couvrir. Alors j’ai eu envie de faire ce truc. Demain, j’aurais envie d’autre chose. D’un sapin géant en décalcomanie. D’un mur rose. D’un mur végétal (prévu pour ma cuisine mais chuuuut…) Mais aujourd’hui, comme depuis deux mois, j’avais envie de ça. J’avais dans l’idée de commencer à collectionner des cadres petit à petit. Mais ça je sais pas faire, j’aime pas faire petit à petit. C’est soit tout d’un coup, soit rien. Alors ça a été très simple, entre hier et aujourd’hui, je suis allée faire le plein de cadres. Mon mur, je le voulais MAINTENANT. Bref, dans ma tête, ça ressemblait exactement à ça sauf que je voyais pas le mur aussi grand. Du coup, je pense qu’au fil des semaines, de nouveaux bébés cadres vont naître pour se greffer à ceux déjà présents. Et puis bon, qui sait, peut-être que dans ma folle addiction aux cadres, je recouvrirais le plafond aussi…Vous aimez?

Paint in mint

J’ai arrêté d’essayer de lutter contre moi-même et j’accepte le sort inévitable : mon appartement va se retrouver petit à petit entièrement repeint de toutes les couleurs. On ne peut rien contre la folie d’une femme, je crois. Ca a commencé innocemment avec un petit pot de peinture grise pour repeindre une étagère. Ca a continué avec le babyfoot. Le meuble de cuisine. D’autres étagères. Les chats. Mes bras. Des boites en carton. Bref, un ouragan tout en couleurs. Hier, j’ai même cédé à l’ultime tentation : j’ai acheté un pot de peinture vert anis. (Oui, dans la mode, ça s’appelle Mint – Maïïïïïnt – dans la peinture en batîment, ça s’appelle vert anis. Et puis bon, entre nous, qui a déjà vu de la menthe de cette couleur hein? Bref…) Donc bon, cette couleur donne vite envie de suffoquer et se foutre par la fenêtre donc j’ai été essayé d’avoir le coup de pinceau léger. Non, promis, je ne repeindrais ni le plafond ni la cheminée ni les fenêtres en vert. Gardons un peu de dignité, voulez-vous. Bref, ce matin, j’ai eu un problème de timing alors je file. Adieu.

Sofa story

Dès que je remets un pied à Paris, bizarrement, je perds toute inspiration. Voilà, cette ville me tue toutes mes envies. J’avais fait des photos, trente secondes avant de partier, hier matin, pour pouvoir faire un article et vous montrer un peu les nouveaux objets et meubles qui peuplent mon chez moi Lyonnais. Alors voilà, jusqu’ici, le salon paraissait bien vide et triste avant de recevoir mon canapé, pour lequel je me suis battue corps et âmes. Oui, je suis un peu hystérique vous savez, un peu capricieuse aussi (ça vient de mon enfance, effectivement), un peu surmenée dans ma tête; du coup, j’ai fait un scandale assez ridicule sur Twitter, au téléphone, à la fenêtre, à la Nasa, à l’Elysée, bref, partout, pour qu’on me livre mon canapé DANS MON SALON et pas en bas de l’immeuble. Alors oui bon, j’ai un peu gueulé, je l’admets, mais il faut me comprendre hein, je vis toute seule, j’ai même pas mes chats encore, alors forcément, je n’ai personne sur qui gueuler; donc dès qu’une occasion parfaite se présente, j’en profite, JE GUEULE. J’ai obtenu gain de cause, il est arrivé sur ses jolies petits pattes un mercredi en fin de journée, rendant ainsi mes nuits et mes journées beaucoup plus confortables. J’ai rangé définitivement mon matelas gonflable au fin fond du placard à bordel (oui, le mot "rangé" est pas très approprié, en effet…) et j’ai donc décidé de tester ce canapé pendant les 48Heures qui ont suivies, en restant le cul dedans toute la journée durant. Voilà, je confirme, les canapés, c’est la vie.

Une idée qui ne quittait pas non plus mon pauvre cerveau, c’était d’acheter une chouette. Enfin, pas une vraie hein. Une statue en forme de chouette. Je sais pas pourquoi. Je voulais faire un jeu de mots absolument pourri avec le mot "chouette", mais en fait, la journée est déjà assez laide comme ça, il pleut, il y a une manif d’Air France sous les fenêtres, je me suis planté un clou dans le doigt, on va pas en rajouter hein. Du coup, après une descente chez Habitat, j’ai trouvé LA chouette parfaite. Qui devait peser trois fois mon poids pour une taille de 10cm. La chouette idéale pour assommer potentiellement les cambrioleurs ou violeurs recidivists.